16.11.15

Inutile

C’est le mot qui me paraît le plus juste pour décrire les évènements de ce weekend. 

Inutile c’est le sentiment que j’ai ressentit face aux attaques et à leurs conséquences. Mon impuissance devant la tragédie et l’horreur. Figée devant mon écran de télévision, incrédule, pétrifiée, incapable de réaliser que des fanatiques avaient de nouveau arraché la vie avec la plus grande lâcheté et la plus froide des barbaries. Inutile dans mon salon à boire les paroles des chaînes d’information en continu tout en sachant que des familles et des destins se brisaient à ce moment précis. Inutile sans pouvoir porter secours aux personnes qui en avaient besoin ci ce n’est relayer sur Twitter des avis de recherche d’amis, de pères, de sœurs présents ce soir-là sur les lieux. Et de retrouver leurs visages les jours suivants s’associant aux tristes nouvelles que nous redoutions tous. 

Inutile d’avoir arraché la vie de mères, de frères, d’enfants qui ne faisaient que vivre. En quoi causaient-ils du tord à ces monstres ? Quel était le but de ces actes si ce n’est la monstruosité elle-même ? Qu’elle utilité de priver notre terre de leur existence, quel mal causaient-ils ? Aucun. La lâcheté nous les a volé. 

Inutile ces actes. Car même si nous avons eu peur et sommes toujours effrayés par les perspectives sombres qu’annonce notre actualité nous nous levons. Nous nous rassemblons dans les villes, sur les places, sur internet, dans le monde pour clamer que notre position ne changera pas. Que notre mode de vie et notre liberté culturelle qu’ils considèrent comme de la perversité ne changeront pas. Nous continueront de boire en terrasse, d’applaudir des groupes de rock, de nous divertir ou bon nous semblera. Que leur barbarie ne nous atteindra pas. Jamais. Nous veillons les uns sur les autres, unis là où l’on voulait nous séparer et nous détruire. 


Je ne saurai exprimer à quel point je suis triste pour toutes ces vies détruites, toute cette joie de vivre entachée de sang, pour les familles et amis des victimes. J’adresse tout mon respect et mon soutien à ces personnes pour qui le quotidien est devenu un cauchemar. 



5.11.15

Prolongez la magie d’Harry Potter avec "l’ecole des sorciers" illustre

Aperçu sur Youtube et pas mal de blog anglo-saxons j’ignorais que la merveilleuse version illustrée d’Harry Potter allait sortir en français. Alors quand je l’ai découvert au détour d’un rayon dans ma librairie mon cœur s’est arrêté. J’exagère a peine puisque quelques dizaines de minutes plus tard (après avoir feuilleté les pages de ce merveilleux ouvrage) le livre était payé et soigneusement protégé. 


Les plus zens me dirons que franchement, si je connais déjà par cœur l’école des sorciers je n’ai pas besoin de le posséder en deux exemplaires… Que nenni ! L’histoire a beau rester la même (et toujours aussi parfaite) les illustrations qui la peuplent sont bel et bien inédites et parfaitement bien réalisées. Comment ne pas craquer pour un si bel objet qui me permet de prolonger toujours plus mon voyage au cœur de l’univers génialissime de J.K Rowling ? Personnellement j’en suis incapable et j’en suis bien heureuse. 



Les illustrations sont à la fois magnifiques, douces, cohérentes et pas si loin de l’ambiance que nous avons tous imaginée un jour. Les lieux cultes parfaitement restitués : le chemin de traverse et ses magasins farfelus, Poudlard imposant et pourtant chaleureux,  le quai  9¾ mythique et grouillant de monde. J’ai adoré retrouver au fil des pages des paysages m’étant étrangement familiers, un monde dans lequel j’ai adoré grandir, m’émouvoir et me poser des questions. C’est surtout pour cela que malgré mon addiction pour Harry Potter j’ai craqué. Une sorte de nostalgie peut-être ?




Les dessins des personnages de l’histoire furent parfois surprenants notre imaginaire étant parfois fortement influencé par les films ou notre perception bien personnelle du visage de nos héros. Drago Malefoy prend des airs de sociopathe angélique, Ron est ma fois moins jovial et Hermione toujours aussi chevelue ! Malgré notre connaissance plus ou moins étoffée de ce monde nous sommes surpris par les illustrations proposées par Jim Kay. C’est un bonheur à chaque nouvelle page. 





Et puis… c’est l’occasion de retrouver cette histoire innovante et fascinante qui a pour beaucoup déclenché un amour de la lecture. Même si je n’ai pas (encore) d’enfants je compte bien convertir tous mes petits cousins et futurs bambins à l’aide de ce merveilleux objet-livre. Car si un roman dénué d’images pouvait les effrayer… c’est désormais l’occasion de leur faire découvrir la vie de sorcier ! Espérons que les suites soient programmées également pour continuer toujours plus dans les aventures du héros à lunettes le plus célèbre de Grande-Bretagne. 

Si vous comptez acquérir cette petite merveille il faudra quand même débourser la rondelette somme de 39€ mais laissez moi vous dire que cela vaut le coût pour un si bel objet. Je vous laisse donc avec de nouvelles illustrations toujours plus oniriques les unes que les autres ! 




Je vous propose aussi de découvrir, c’est l’occasion, ma dernière vidéo consacrée à mes lectures du mois d’Octobre !  

3.11.15

Ma crème de jour doudou à la Grenade Weleda


Découverte à l’issue du Weleda Bioty tour de cette année je suis tombée amoureuse de la crème de jour à la Grenade de Weleda. Au départ choisie pour simplement remplacer ma crème habituelle arrivant en fin de vie j’ai décidé de l’adopter pour une durée prolongée. Son petit plus ? En complément de son aspect nourrissant elle est aussi régénératrice un argument non négligeable puisque je suis paraît-il  en retard pour l’entretien de la jeunesse de ma peau (on m’a toujours dit qu’il fallait commencer à 20 ans). Au delà de mes impressions positives et de mes bonnes résolutions beauté pourquoi m’a-t-elle tapée dans l’œil ? 



Son « rendu » !  Depuis que je l’utilise ma peau n’a jamais été aussi douce et rebondie. Même si je n’avais pas de problèmes de vieillissement de peau visibles ou de rides j’ai bien noté ce changement sur la texture de ma peau qui a l’air bien plus fraiche et plus en forme et puis… elle est si douce ! J’évite de la toucher parce qu’on sait que ça peut aider à la multiplications des imperfections mais quand même elle n’a jamais été comme ça. 

Ses bienfaits ! Ce qui est chouette en l’utilisant c’est que je sais que sa composition est naturelle et qu’aucun élément nocif ne pénètre dans mon épiderme. Vous me direz que j’utilise du maquillage loin d’être biologique ou spécialement sain mais si je peux éviter ça avec ma crème hydratante j’en suis déjà heureuse. La conséquence de ce changement c’est que je n’ai jamais eu aussi peu de boutons (l’ironie du sort c’est qu’au moment ou je rédige cet article j’en ai un bien moche et sous cutané sur la joue, miam).  Mais vraiment hormis les poussées hormonales au moment des règles (où déjà je n’ai quasiment plus rien) je n’en ai pas le reste du mois et je pense que la crème n’y est pas pour rien. 




Mais ma petite crème à quand même quelques désavantages comme son prix qui est plus important que celui que j’avais l’habitude de payer avant. Comptez entre 16 et 20€ pour vous en emparer soit le double de la somme que je dépensais avant…  L’autre point « négatif » plus personnel cette fois-ci c’est son odeur avec laquelle j’ai eu du mal au début. Assez forte et particulière elle m’évoquait au départ les notes des produits anti-moustiques, pas très vendeur je sais bien. Heureusement je me suis habituée et désormais son arôme unique ne me pose plus aucun problème ! 

Vous pouvez trouver cette crème dans toutes les pharmacies même si je vous recommande, pour faire quelques économies, de choisir la moins chère de votre quartier / ville ! 



29.10.15

La parfaite trilogie d’Halloween ? Découvrez "Miss Peregrine et les enfants particuliers"

Comment décrire simplement l’histoire et la particularité de la trilogie Miss Peregrine et les enfants particuliers ? Un thriller ? Un roman horrifique ? La lecture parfaite d’Halloween ? Ce sont en réalité des couvertures étranges et légèrement effrayantes, un récit mystérieux et fascinant, une intrigue surprenante et addictive. En somme un sacré coup de cœur pour un livre unique et que vous devez de tout urgence découvrir…


Alors hormis cette aura très particulière, que raconte ce livre ? C’est le parcours de Jacob un jeune adulte qui confronté au décès brutal de son grand-père va chercher a retracer le passé de ce dernier pour percer les mystères de sa mort. Pour cela il va devoir explorer le pensionnaire de Miss Peregrine au fin fond du pays de Galles ; un lieu bien connu de ses souvenirs lorsque son grand-père lui contait son enfance entre ces murs et auprès des enfants aux dons particuliers avec lesquels il était ami. Alors quels sont les monstres dont il lui parlait tant ? Qui étaient vraiment ces enfants ? Que se passait-il sur cette île ? 



C’est en évoluant au travers de photos, quelques lettres manuscrites et autres indices greffés au texte que l’intrigue se dévoile et nous révèle ses secrets. Ce qu’il faut savoir avant d’entrer de plein pied dans ce roman c’est que l’auteur fasciné par ceux que l’on désignait autrefois comme des « monstres de foire » au cours du XIX et du XXe siècle a recueilli des clichés au fil de brocantes et de marchés au puces créant l’aventure de Jacob et de son grand-père autour d’elles conférant au tout cette ambiance si unique et parfois « creepy ».  Parce que les visages que l’on croise au fil de l’histoire on bel et bien existé… Mais rassurez-vous rien de traumatisant pour autant simplement une idée brillante et délicieusement envoûtante. 




En plus de l’aspect en partie authentique du roman j’ai apprécié que l’histoire soit vécue du point de vue d’un garçon. Souvent féminines (et c’est loin d’être une critique) les héroïnes de livres pour jeunes adultes tendent à se ressembler (dystopies majoritairement) dans leur réactions et les parcours dessinés par leurs auteurs.  Les attentes et le recul du personnage ne sont ici pas nécessairement les mêmes selon des typologies d’événements connus et c’était assez chouette de mon avis d’avoir un héros un peu différent. 


J’ai trouvé la lecture fluide même si très riche en rebondissements et j’ai énormément apprécié les touches d’humour glissées ici et là au fil du récit. Le personnage de Jacob est vraiment agréable à suivre et on ne se lasse pas de son point de vue et des situations dans lesquelles il évolue. Même si j’ai pu deviner quelques éléments de l’histoire l’ensemble est vraiment original et divertissant, l’univers créé par Ransom Riggs est efficace et laisse des traces dans notre mémoire. Même après plusieurs semaines, Miss Peregrine, les enfants particuliers et Jacob continuent d’accompagner le fil de mes pensées et de mes questionnements. 

En résumé je vous recommande plus que chaudement cette trilogie à la fois différente et addictive, à l'univers unique et au passé particulier. 

Traduits en français les deux premiers tomes sont disponibles en librairie tandis que le dernier opus vient tout juste de paraître en anglais. Et si je n’avais pas encore réussi à convaincre certains d’entre vous l’adaptation du premier livre au cinéma par Tim Burton est prévue pour l’an prochain, un programme plutôt sympathique pour une trilogie hors du commun. 

Pour plus de découvertes littéraires, retrouvez-moi sur Goodreads


27.10.15

Automne veloute sur mes levres avec Riot de Lime Crime


Marsala, velours, Lime Crime, il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’adopter le magnifique « Riot » de la marque californienne. Après avoir lorgné dessus pendant des mois sur les réseaux sociaux et le site de la marque j’ai profité d’une journée spéciale lors de laquelle les frais de ports étaient offerts (10$ quand même) pour m’en emparer. Et depuis il est devenu l’un de mes basiques. 


C’est simple sa teinte à la fois bien pigmentée et l’air de rien bien moins discrète qu’un nude reste douce et passe partout. J’ai pu l’utiliser pour tout types d’occasions : complimenter un maquillage coloré, adopter un look rétro, raviver un look plus discret. Ce rouge plutôt marronné complimente la plupart des carnations et apporte ce je ne sais quoi vintage légèrement seventies. Sans oublier l’aspect mat et la tenue sans faille des velvetines c’est définitivement l’un des indispensables de ma trousse de maquillage.



Comme toujours les produits de la marque sont très faciles et rapides à utiliser à l’aide de cette texture liquide qui sèche en quelques secondes et l’embout précis et rond pour des tracés précis. Evidemment je recommande aux novices comme aux habituées de bien définir leur contour de lèvres avant toute chose afin éviter les impairs puisque le produit sèche vraiment très vite.  En cas d’erreur un démaquillant « gras » sera votre meilleur ami.



Encore une fois les velvetines me séduisent et envahissent une bonne fois pour toutes mes tiroirs ! Quelques nouveautés de cet automne me font d’ailleurs de l’œil mais je vais devoir attendre que mon porte monnaie se remplisse pour en profiter ! Vous retrouverez toutes ces merveilles sur le site de Lime Crime pour la modique somme de 18,15€. En attendant je court me cacher afin d’éviter vos regards accusateurs ! 




25.10.15

Dorothy must die : il etait une fois une dictature macabre au pays d’Oz


On ne peut pas dire que je sois une grande fan du magicien d’Oz pour la simple et bonne raison que je n’ai ni lu le livre ni vu le film. Je connais l’histoire en substance et en fonction des vagues souvenirs d’enfance sur le sujet…et pourtant ça ne m’a pas empêchée d’adorer voire d’encenser sa réécriture macabre « Dorothy must Die ».  Si je devais peindre l’ambiance du roman en quelques mots je vous décrirais un mélange entre un univers esthétique proche de Tim Burton avec ses couleurs vives et ses passages beaucoup plus glauques couplé à un monde soumis à une dictature aussi puérile que cruelle.  

Mais comment un univers pourtant si beau et si enchanteur a-t-il pu se transformer de la sorte ? Pour le savoir vous allez devoir suivre le parcours d’Amy Gumm jeune lycéenne de son état. Pas la plus populaire du bahut à cause de ses moyens limités elle est régulièrement la cible des « means girls » du coin faisant ainsi régulièrement état de présence dans le bureau de son proviseur. Pas aidée par sa famille son père est inexistant et sa mère plus accro aux cachets contre la douleur qu’à sa propre fille. C’est ainsi qu’un soir une tornade frappe la ville et que le mobil-home d’Amy décide d’aller rendre visite aux nuages embarquant la jeune fille avec lui. C’est dans ces circonstances qu’elle déboule au pays d’Oz avec la ferme intention de le quitter. 


Sauf que le pays d’Oz n’a plus rien de son aura d’antan, projetée dans un paysage de ruines, un ciel pas des plus engageants et des champs ravagés tout autour Amy prend rapidement conscience que les choses ont changé. Bravant la méfiance des habitants terrifiés elle apprend assez vite que Dorothy est revenue de son Kansas natal pour s’emparer de toute la magie d’Oz faisant régner terreur et malheurs sur quiconque s’opposera a ses désirs. C’est ici que j’arrêterais de dévoiler l’intrigue puisque des tas d’évènements prennent place par la suite et que ce serait terrible de vous gâcher la surprise. C’est en sachant à peine dans quel type d’histoire j’allais plonger que j’ai commencé ce livre et je vous souhaite de le vivre ainsi également. 

Pourquoi un coup de cœur pareil pour « Dorothy must die » me direz-vous ? D’une part pour le personnage d’Amy qui malgré quelques aspects clichés parfois est une personnalité assez forte avec des convictions et un caractère bien trempé. Pour les versions complètement revisitées des personnages phares de l’histoire : Dorothy que l’on se prend à détester, pour l’épouvantail qui nous fait frissonner d’effroi pour la gentille sorcière Glinda si différente de nos souvenirs… 



Les descriptions, qui parfois peuvent lasser et gâcher un récit, sont ici parfaitement utilisées. Le pays d’Oz et ses changements nous apparaît très clairement et j’avais sincèrement l’impression pendant ma lecture d’évoluer dans les paysages que je lisais. Les mots devenaient des images. On perçoit les couleurs, les ambiances, les formes et les personnages comme s’ils étaient réels un peu à la façon de « Charlie à la chocolaterie » par Roald Dahl. Tout est perceptible, presque à portée de main

Enfin ce qui m’a définitivement convaincue c’est cette atmosphère sombre, lourde et macabre. Tout ce que l’on connaissait déjà a muté, s’est transformé d’une façon surprenante et souvent glauque, on ne sait jamais sur quelle surprise ou autre conséquence des idées terrifiantes de Dorothy on va tomber. Rien n’est sûr, le danger et les surprises sont omniprésents et c’est probablement cet état de tension qui m’a empêchée de quitter mon livre avant de ne l’avoir terminé. 



Alors si vous recherchez une lecture surprenante et différente de tout ce que vous avez lu avant c’est définitivement la trilogie « Dorothy must die » qu’il vous faut. Malheureusement pas encore traduit en français le livre est tout de même disponible (sans frais de port) chez The book depository pour 14,39€ ou sur la boutique Book Outlett à 4,43€. Enfin pour ceux qui auraient été séduis par ma chronique les droits du livres ont été achetés pour l’adaptation en tant que série donc vous avez encore une chance de vous confronter à l’univers de « Dorothy Must Die » ! 

Pour plus d’avis et de découvertes littéraires retrouvez-moi sur Goodreads 


22.10.15

Quand Ikea devient un roman horrifique : Horrorstor par Grady Hendrix


Votre bibliothèque BILLY ne vous effraie pas ? Le meuble MALM ne serait-il pas en train de vous jeter des coups d’œil suspects ? Vous avez toujours pensé votre HELMER inoffensif ? Et bien détrompez-vous car vos meubles Ikea pourraient bien vous cacher un passé sombre et terrifiant. C’est en tout cas ce que l’on vous propose dans l’étrange et mystérieux roman Horrorstor. Ressemblant comme deux gouttes d’eau à un catalogue Ikea cet ovni littéraire vous fera frissonner et regarder votre magasin suédois d’un œil nouveau. Découvert et lu en début d'année grâce à Booktube je me suis dit qu'à cette saison il méritait bien une petite présentation !


Quoi, comment, quand ? Horrostor c’est le mariage réussi entre un objet livre absolument génial et une histoire à suspense un poil horrifique. Dans ce récit vous vous trouverez dans la peau d’Amy une jeune femme qui faute de moyens pour vivre correctement a dû lâcher ses études pour se trouver un travail au plus vite et a atterri chez Orsk.  Orsk est bien évidemment l’alias de notre Ikea fictif ressemblant en tous points à l’univers que nous connaissons déjà : meubles en kits, prix abordables, chemin labyrinthique pour déambuler dans le magasin et noms de produits absolument imprononçables. Tout en évoluant dans un univers construit de toutes pièces le lecteur ressent une sensation de vécu et de déjà vu légèrement troublante. 



Sauf que voilà, tout ne se passe pas parfaitement bien dans l’univers du suédois… des meubles sont mystérieusement souillés et tâchés chaque soir sans que les caméras de surveillance ne puissent identifier les coupables de ces délits. Amy se voit donc contrainte par son responsable d’effectuer une petite garde de nuit légèrement officieuse afin de percer le mystère de ces sabotages. Et c’est là que tout va se gâter... Je n’en dirais bien évidemment pas davantage sur l’histoire car ce serait malgré tout gâcher un petit peu votre découverte. 



Si l’histoire en soit m’a plu et ne manque pas de rebondissements, j’ai tout de même davantage eu le coup de cœur pour le concept et l’objet livre. Tout est fait pour nous plonger dans l’univers d’Orsk et nous donner l’impression que le livre que nous tenons dans nos mains et bel et bien le catalogue d’une enseigne nous étant plus que familière. Plan du magasin et catégories d’articles commercialisés, bons de commande, conditions générales de vente, mise en avant de produits à chaque chapitre. J’ai adoré avoir l’impression de redécouvrir ce lieu culte et son marketing que nous connaissons si bien dans sa version détournée et horrifique.



Je sais bien qu’il ne faut pas s’arrêter à la couverture d’un livre mais c’est ici l’un des points fort d’Horrostor. Tout est travaillé pour troubler le lecteur et son entourage, la première de couverture ressemblant à s’y méprendre à un catalogue Ikea tandis que sa quatrième révèle la part sombre et effrayante du récit. Plusieurs passagers du métro m’ont sans doute prise pour une accro du suédois en train de consulter leur catalogue et des proches m’ont demandé ce que je fichais avec un catalogue Ikea, bref ce livre interpelle et c’est aussi cela qui m’a plût. 

Pour la découverte d’un ouvrage pas banal, pour la lecture d’un récit bien de saison (Halloween est si proche !), pour vous faire peur lors de votre prochain voyage chez Ikea… Je vous recommande chaudement d’acquérir Horrorstor ! 

Disponible chez Milan et Demi au prix de 19€

Et pour plus d'idées lecture, vous pouvez me retrouver sur Goodreads.