28.5.15

Youtubeuses beaute : l’attaque des clones ?

La première fois que je me suis rendue sur Youtube pour chercher des conseils maquillage c’était en 2007. Il y a presque dix ans. Je ne me maquillais quasiment jamais et cherchais donc quelques bonnes astuces pour obtenir un maquillage digne de Beyoncé herself. Je suis rapidement tombée sur la chaîne de Michelle Phan désormais devenue prêtresse internationale de la mise en beauté sur la toile. On ne va pas se mentir aujourd’hui on tombe plus souvent sur des « tags », les « GRWM », les « room tour » et autres « mises au point » que des vidéos possédant un réel aspect « beauté ». En fait elles se font diablement rares.

Youtube est devenue une fourmilière telle qu’on ne compte plus les nouvelles recrues beauté déboulant sur le web chaque jour. Pas que j’ai une dent contre elles, j’ai moi-même un compte (pas tellement actif) et j’ai surtout aimé découvrir certaines d’entre elles quand le phénomène était encore à ses débuts. Ce que je regrette aujourd’hui c’est cette vague gigantesque d’uniformisation : les comptes, les vidéos, les attitudes, les contenus se ressemblent tous…


Celles qu’on retient ? Les plus suivies, les copines et les réseaux des plus suivies… Et de façon vraiment minoritaire celles qui se détachent des normes établies par la masse. Faisons un calcul simple : sur les cinq plus grosses têtes françaises du site seules deux produisent plus ou moins régulièrement des contenus vraiment orienté beauté avec des tutoriels coiffure ou maquillage, des revues précises de produits, des conseils concrets.


  • Les ressemblances ?

Aujourd’hui c’est bousculade de « Get ready with me (GRWM) », d’ « Ask »,  de « tags », de « favoris », de « room tours ». Chaque youtubeuse nous propose à intervalle régulier de découvrir le contenu de son sac, de se préparer avec elle pour aller aux toilettes, de faire une petite mise au point sur sa vie privée et son avenir sur le réseau social avec des foires aux questions. Des contenus pas tellement orientés beauté, assez génériques et plus ou moins les mêmes peu importe la chaîne sur laquelle on se trouve. Soyons claires, je n’ai rien contre tout ce déballage mais ce n’est pas tellement ce que j’attends quand je recherche un compté dédié à la beauté. Des revues détaillées sur les dernières nouveautés d’une marque, un tutoriel m’aidant a réaliser un chignon travaillé, à dessiner un trait d’eyeliner potable sont à mon sens plus appropriés. Sauf que dans la guerre des vues et des abonnées tout le monde se loge à la même enseigne : parce que produire quelque chose de déjà connu et populaire c’est se garantir des vues, des abonnées. 

L’autre point frappant c’est la professionnalisation des contenus : éclairages, parapluies, reflex, musiques, logiciels de montage toujours plus élaborés. Chaque youtubeuse tente de mettre toutes les chances se son côté en rassemblant ces divers atouts pour produire le meilleur contenu possible. C’est très bien, c’est agréable, mais ce n’est pas indispensable. J’ai plutôt l’impression de voir un passe temps  autrefois authentique se transformer en une véritable petite entreprise dans la course aux vues. Une avalanche de fondus, d’émoticônes, ou de musiques à la mode ne me fera pas oublier un contenu pas tellement qualitatif derrière un vernis esthétique. Et la vague n’est pas prête de s’arrêter quand je vois des adolescentes de 12 ans réclamer un reflex à noël pour pouvoir se filmer dans leur chambre. 

Enfin la tendance qui me fait carrément flipper ces derniers temps : l’arrêt des études et l’étalage grandissant de sa vie privée. J’admets que c’est une tendance que l’on remarque principalement chez les plus suivies ; celles qui ont les plus gros partenariats avec les marques et les chaînes de télévision. Celles qui peuvent temporairement « se le permettre ». Evidemment chacun fait ce qu’il veut de sa propre vie et j'admire la réussite de certaines d'entre elles mais je trouve souvent dangereux de transmettre ce type de message et de parcours à des abonnées pour la plupart très jeunes et encore en plein apprentissage scolaire. Si pour certaines un métier consiste à passer ses journées sur son canapé à monter une vidéo, filmer son repas, ses achats ou encore faire ses courses dans le centre commercial du coin c’est relativement effrayant et pas ce que j’appelle un exemple. Et ce n’est pas non plus ce qui devrait faire rêver les plus jeunes. 

Du coup je me suis "amusée" a faire quelques petits calculs et graphiques basés sur les 20 dernières vidéos de cinq youtubeuses beauté connues et particulièrement suivies. Voici ce que ça donne : 

Oui vous lisez bien, deux personnes seulement produisent 79% du contenu beauté...
  • Mais alors qu’est-ce qu’on perd ?

La plus grande perte ? L’authenticité ! Tous les détails sont travaillés et contrôlés au millimètre près : le rythme des publications, la séparation des contenus (chaîne de vlog / chaîne beauté), le montage, l’arrière plan (j’hallucine encore devant les « pièces youtube »), la tenue… On peut également suivre avec une facilité déconcertante les campagnes marketing des marques. Une vague de revues sur les produits the body shop en février, la nouvelle collection de too faced en mars, les voyages sponsorisés chez Disneyland en avril… sur une bonne vingtaine de chaînes en même temps. On sent bien que parmi les plus suivies un rendement de la vidéo a lieu, tous les paramètres sont mis en place pour obtenir le plus de visibilité et de partages possibles. J’entends bien que le discours et la passion derrière tout ça est sincère chez la plupart des filles mais cette normalisation de leur activité l’est beaucoup moins. 

Ce que je regrette également et que je désignais plus tôt c’est la perte de contenus réellement dédiés à la beauté. Les tutoriels coiffure, maquillage, nail art, les conseils et les revues se font assez rares. Je ne me tourne plus du tout vers Youtube pour les trouver mais vers les blogs plus spécialisés, moins visités, encore pour la plupart authentiques. Personnellement savoir ce que Youtubeuse 1, 2 et 3 vont répondre au tag « I love Spring » ne va pas m’apporter grand chose. 

En découle directement… la fin des contenus originaux. Les tags se partagent plus vite que la dernière sextape de Paris Hilton, les contenus sortant du lot sont noyés sous la masse des « hauls », le qualitatif effacé dernière le grand déballage. Je n’ai rien contre le partage, je regrette simplement qu’il ne soit pas plus intéressant. En fait si vous recherchez réellement des contenus originaux tapez dans les chaînes des youtubeuses "historiques" n'ayant pas décidé de prendre le train de l'uniformisation ou celles cherchant vraiment à partager leur passion. 

Youtubeuses beauté hein ?

  • A qui la faute ?

D'une part les marques qui se sont emparées du phénomène des youtubeuses à juste titre. Tout le monde y gagne, les filles peuvent tester les nouveautés et les entreprises gagnent en visibilité et se reposent sur leur influence. Dans les deux cas chaque partie n’a pas tort de se servir de l’autre sauf que désormais tout est tellement visible que nous ne faisons plus confiance ni à l’une ni à l’autre. Et dans ce domaine Youtube est loin d’être le seul canal concerné. 

Et l'autre responsable, celui qui est le plus difficile à maîtriser : l’effet de groupe. Vous trouverez peu de nouvelles chaînes beauté ne possédant pas leur « Challenge », « Une journée avec moi », « Tag » pas forcément lié à un contenu esthétique. Et pour cause c’est devenu la norme, les plus « grandes » l’ont fait il faut donc suivre l’exemple pour fonctionner. C’est normal, indispensable pour être considéré comme faisant partie du groupe. Là encore les gens font bien ce qu’ils veulent mais quand les contenus de ce type dépassent les vidéos réellement axées beauté je pense qu’on peut se passer de la mention « beauty » ou « beauté » dans son pseudo/titre. 

En bref Youtube évolue, les attentes de son public aussi, la mode se répand et c’est normal. Est-ce qu’on gagne en qualité ? Je n'en suis pas sûre. 

12.5.15

Comment « booktube » m’a de nouveau fait succomber aux romans pour ados…

J’ai toujours été thriller. Ces histoires souvent un peu glauques et bien flippantes qui te tiennent en haleine jusqu’à épuisement des pages c’est généralement ce que je choisis en parcourant les rayons d’une librairie. Enfin que je choisissais. Parce que même si j’affectionne toujours autant les récits à suspense j’ai replongé dans un genre littéraire plus qu’inventif : les romans pour jeunes adultes (ou young adult pour les puristes). 

Et les responsables ce sont les « booktubers », vous connaissez peut-être déjà ce nouveau mot et phénomène d’internet contractant Youtube et Livre. Menés en France par MalorieDuns Books, Les lectures de Nine ou encore FairyNeverland ils colonisent peu à peu nos écrans pour nous conseiller leurs meilleures trouvailles littéraires et ça fait un bien fou. Et c’est grâce à ces biens aimables personnes que j’ai renoué avec un genre que je n’avais pas réellement retrouvé depuis le lycée. 


Les romans pour jeunes adultes c’est un genre que j’ai toujours apprécié, il met en place des scénarios souvent très prenants, pleins de surprises et posant la plupart du temps des questions sujettes à la réflexion. J’ai plus particulièrement redécouvert ce style en m’attelant à la lecture d’Hunger Games il y a plusieurs années qui m’avait transportée en un rien de temps dans un univers que je ne parvenais pas à quitter. Tombant par la même occasion amoureuse du genre dystopique j’ai cherché d’autres ouvrages du même style et j’ai découvert booktube. 

C’est ainsi que mes habitudes littéraires se sont transformées. 

J’ai pu faire connaissance avec Cinder, Ruby Red, The Winner Curse, Starters, The Jewel et même mon petit plaisir coupable The selection (je te rassure la plupart ont été traduits). Tout un tas d’histoires hautes en couleurs et en créativité. Même si les héroïnes de ces histoires sont pour la plupart du temps (pour ne pas dire toujours) plus jeunes que moi je n’ai aucun mal à me plonger dans leurs mondes, leurs rêves et peurs et surtout le pétrin dans lequel elles se trouvent souvent. Le point commun de ces livres ? Leur univers à la fois si lointain et reposant sur des bases pourtant si réalistes et proches de nos problématiques actuelles. 

Hunger Games dénonce les médias, Divergent l’uniformisation, Starters le jeunisme tout comme Harry Potter défendait le partage et l’ouverture totale sur les autres et le monde.  En plus d’un bon divertissement c’est très probablement ce qui permet au lecteur de s’identifier aussi facilement et rapidement aux personnages principaux et au récit : les messages. Bien que les thrillers me fassent toujours autant d’effet la leçon principale que j’en tire la plupart du temps est : ne t’approche pas des gens ayant l’air de psychopathes. Avec les livres pour jeunes adultes, le léger vernis didactique les enrobant est l’une des raisons qui me pousse à les apprécier autant. Ils perdent cet aspect parfois superficiel que l’on peut leur attribuer. 


L’air de rien ces bouquins que l’on ne regarde que de loin comportent des valeurs et des sujets poussés forçant la réflexion et l’ouverture d’esprit. Sans s’en rendre compte on fait des rapprochements entre l’histoire et des situations sociétales ou historiques connues, on compare, on tire des conclusions et on grandit. C’est probablement cela qui rend le genre addictif et m’empêche désormais de l’abandonner de nouveau.  

Evidemment je n’ai pas délaissé mes thrillers, mes romans de science fiction, les quelques classiques et bouquins fantasy que j’avais l’habitude de lire mais j’accorde de nouveau une grande place à ces romans « pour ados » que je ne regardais plus que comme des objets appartenant à un temps révolu. Bientôt je vous ferait probablement découvrir l’un de mes coups de cœur en la matière, une inventive et addictive réécriture d’un conte bien connu : Cinder. 



10.5.15

Le jour ou je me suis prise pour Valerie Damido

C’était en mai (l'année dernière), j’étais euphorique et naïve et je venais tout juste de signer ma promesse de vente. J’allais devenir propriétaire ! Et j’avais du boulot pour transformer l’appartement que j’allais acheter en petit nid douillet. Si le domicile de mes rêves avec son ambiance sereine et sa déco délicieusement rétro était bien défini dans mon esprit il n’en était pas de même dans la réalité... Moquettes dans les trois quart des pièces (salle de bain comprise), tapisserie vieillissante, peintures au goût douteux et associations de couleurs approximatives tout était là pour décourager n’importe quel acheteur. Pas moi.

Enfin au début. 

Armée de toute ma bonne volonté et de mes rêves immobiliers j’ai consulté les tutoriels, les astuces bricolage, les comparatifs d’outils, de peintures… j’étais prête à attaquer les travaux ! En théorie. Car quand la pratique est arrivée tout est devenu un poil plus compliqué, les quantités choisies n’étaient pas suffisantes, les produits pas aussi faciles à utiliser que dans les vidéos de présentation, les travaux beaucoup plus lents à avancer. Si j’avais pu savoir à l’avance le temps et les efforts qu’allaient réclamer la rénovation de mon appartement, j’aurais probablement réfléchi à deux fois ou économisé plus pour me faire aider par des professionnels. De la sueur et des larmes j’en ai versé, mais presque huit mois après avoir officiellement acheté mon appartement je suis fière des changements opérés et du résultat final, mon appartement me plaît, me ressemble et j’y suis à l’aise. 


Alors toi petite naïve (ou naïf hein je ne suis pas sectaire), ne pense pas que la tâche ne sera pas sans difficultés en assumant tes travaux sans professionnels… mais elle en vaut le coup et à la fin tu verras, tu sera fière !  Mais trêve de bavardages, je te présente dès à présent les changements dignes d’une émission de déco de mon petit cocon. 

Ce qu’il faut savoir c’est que j’ai eu un mini coup de cœur sur ma maison avant même de la voir « en vrai ».  J’avais pu consulter les plans de l’appartement en agence et j’ai immédiatement imaginé ce qui pouvait changer et comment j’allais y agencer mes meubles. Heureusement car si je n’avais pas eu ce guide j’aurais franchement pris peur. Pas super lumineux, vieux, mal décoré et entretenu ce n’était pas à première vue un cadeau. Et pourtant j’en suis très fière aujourd’hui. 

L’un des changements les plus frappant c’est l’espace de vie, le salon donnant sur sa cuisine ouverte. Aujourd’hui un espace lumineux, spacieux et clairement rajeuni. Avant trois pièces séparées, privées de lumière et loin d’être modernes. Pour tout arranger à mon goût j’ai cassé la cloison séparant la cuisine du salon et libérant les trois mètres carré d’entrée bien sombres.  Désormais l’espace est pratique, moderne et bien exploité ! 

Avant
Après !
Avant (superbe tapisserie)
Après
La chambre a elle aussi bénéficié d’un lifting. Disparue la moquette, le papier peint mal posé absorbant la lumière et le vieux placard tout cassé. J’ai ramené la douceur et la luminosité dans la pièce en y installant un sol clair, en remplaçant les portes cassées du placard par un rideau taupe satiné et en peignant les murs en blanc (toujours !). Bon j’ai aussi satisfait un désir de gamine en peignant un mur dans un rose très doux pour apporter plus de chaleur. Quelques petits accessoires adorables en bonus et BIM ma chambre devient mon nouveau cocon.

Avant / Après
Avant / Après
Il y a eu bien d’autres changements dans l’ensemble des autres pièces comme la salle de bain qui autrefois habillée de moquette possède désormais le même sol que le reste de l’appartement, s’est parée de blanc et abrite maintenant des meubles modernes et n’envahissant pas tout l’espace. Les toilettes (pièce fondamentale l’air de rien) qui ont dit adieu à leur papier peint orange et a présent dotés d’étagères bien pratiques pour ranger tout le bazar ménager (tu sais la lessive mange-place, les pastilles du lave vaisselle et tous les produits que le chat et les enfants ne doivent pas avaler). 

Avant / Après
Alors évidemment il me reste pleins de petites finitions (oui même après des mois entiers de travaux) mais les économies réalisées en réalisant la majorité de la rénovation de l’appartement sans payer des professionnel me permets désormais d’investir dans un nouveau tableau électrique (l’équivalent d’un rein en terme de prix), d’autres éléments de déco ou de sécurité. 

Une nouvelle fois je vais te dire que l’aventure ne se fera pas sans encombres mais si moi totale novice du bricolage, du montage de meubles et de travaux j’ai pu le faire… je suis certaine que toi aussi. Bon par contre je te cache pas qu’il faut dire adieu à tes jolies manucures parce que tes ongles vont sacrément morfler, les miens sont encore en période de rétablissement (adieu belle manucure jamais écaillée). 

Je vous laisse avec une petite (longue) vidéo reprenant plusieurs moments de vie lors de l’aménagement de l’appartement. J’aurais aussi aimé filmer pendant les travaux (c’était l’intention première) mais je reconnais que peindre le plafond ou appliquer de l’enduit puis le poncer ben ça occupe plus l’esprit que de brancher son appareil… En tout cas si vous avez des questions, besoin de conseils divers et variés, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires de l’article ! 

Allez je vous laisse j’ai une petite visite chez Leroy Merlin à faire ! 

26.4.15

Je mate, tu mates, il mate… nous vous giflons ?

Vous visualisez cette image légèrement caricaturale de chiens fascinés et bavant devant des carcasses de poulets en train de rôtir à l’avant des boucheries ? Et bien c’est ce que j’ai l’impression de vivre tous les jours depuis que les beaux jours ont pointé le bout de leur nez, un rayon de soleil et paf les mateurs sont de sortie. Mais si, vous les connaissez ces types qui vous regardent fixement sans gêne aucune et sans jamais considérer que sous ces vêtements se trouve un être humain et non un morceau de chair fraiche. De tous âges, de toutes les occasions et dans tous les lieux publics dans lesquels vous pouvez vous trouver ils sont là aussi, désagréables, insistants, omniprésents. 

Quelle fille n’a jamais dissimulé ses jambes derrière son sac à main sous un regard insistant, laquelle n’a jamais changé de rame de métro, marché plus vite ou encore changé de trottoir pour ne plus servir d’appât ambulant ? Personnellement c’est un comportement aussi instinctif que quotidien et que je ne le tolère plus. Maintenant j’adopte une autre technique : l’attaque frontale. C’est simple je capte l’attention du mateur en m’approchant de lui et en lui demandant de bien vouloir placer son regard ailleurs. Ailleurs que sur des femmes ne lui ayant rien demandé.

Car le regard quand il se fait pressant n’est pas agréable. 
Il n’est pas flatteur. 
Il n’est pas plaisant ni recherché.
Il est agressif et effrayant. 


Alors j’entends souvent les mêmes arguments : « mais ce n’est pas méchant », « tu devrais être flattée », « on te regarde parce que tu es jolie », « tu verras quand tu vieilliras, ces regards te manqueront ». Non, non et non. 

Je n’ai rien contre un regard, c’est humain de regarder devant soi, d’observer ce qui nous entoure, ce que je reproche c’est le comportement volontairement insistant. Pas l’œillade de quelques secondes non, celle qui dure de longues minutes et qui scanne la totalité de votre corps. Pour moi ce n’est pas flatteur, c’est intrusif et malpoli. Généralement le tout est accompagné d’un clin d’œil ou d’une mimique stupide visant à démontrer à quel point la personne est satisfaite de la vision se trouvant devant elle. Heureuse ? Non, gênée, salie, en colère, ce sont les sentiments qui s’entremêlent dans ma cervelle dans ce type de cas de figure. 

Je ne m’estime pas non plus si « bombasse » que ça au point de recevoir tant d’attention et même si je l’étais j’estime que je vaut bien mieux que ça. Je ne suis pas conne, et plutôt drôle et j’aimerais ne pas avoir l’impression d’être vue seulement comme une paire de jambes quand je me balade dans la rue mais comme la jeune femme que je suis tout simplement. Un être humain doté de sentiments. 

Quand à l’argument de l’âge et de la « fin » de l’attention pouvant nous être portée non seulement ce n’est pas une raison valable pour justifier ces comportements ni une généralité. Ce n’est pas parce que cela peut manquer a certaines que c’est une raison pour le considérer normal ou flatteur pour les autres. On est pas dans la théorie des vases communicants ici. 

Alors oui les mateurs participent au harcèlement de rue. Plus discrets, moins bruyants ils paraissent moins violents ; mais ils sont les plus nombreux, les plus insistants, les plus présents. En fait ils font tellement partie du paysage, et même pire, des habitudes qu’ils passent au travers des mailles du filet on ne leur reproche pas grand chose, ils sont considérés comme inoffensifs pas dangereux car vus comme passifs. Mais psychologiquement leurs actes laissent des traces, influencent nos comportements, des habitudes vestimentaires, ils blessent et salissent. 


Alors aujourd’hui j’arrête de fermer ma gueule et j’agis. 

6.11.14

Pourquoi le marketing genre est dangereux ?

Si toi aussi tu es une femme tu vis probablement dans le monde des rasoirs roses, des brosses à dents pailletées, des mousses à raser fleuries et tu offriras très probablement à ta fille la panoplie complète de la parfaire ménagère pour son prochain noël. Le marketing pense amoureusement à toi tous les jours et développe toujours plus d’idées fabuleuses pour illuminer tes journées de consommatrice sur pattes. Terrible non ? 

Ou bien terrifiant ? 

Parce que tu l’auras bien compris, le marketing genré c’est pas tout à fait mon truc. En fait on peut même dire que je ne suis pas du tout d’accord. A toi le génie du marketing qui tombera sur ces quelques lignes prépare ton petit cœur car  je risque de piétiner sans égard certaines de tes croyances les plus fermes. Moi la ménagère de moins de cinquante ans n’aime pas le rose, ne m’extasie pas devant Ryan Golsing et consorts et suis tout à fait capable de prendre une décision d’achat sans me fier aux mentions « girly », « douceur » et « pour nous les femmes ». Je vais même t’apprendre un truc, j’ai un cerveau et un libre arbitre m’empêchant de tomber dans tes pièges. Fou non ? 



Mais revenons aux bases, le marketing genré qu’est-ce que c’est ? C’est le fait de cibler le consommateur en fonction de son sexe. On va donc  par exemple décider sur des bases de savoir (obscures) que les femmes aiment le rose et les activités douces quand les hommes font des sauts en parachute et entretiennent leur corps avec soin. On fait donc passer l’utilité du produit au second plan pour l’habiller de slogans et d’un packaging « adapté » à sa cible. Un déodorant classique sera donc habillé de rose et tagué par un terme féminin pour être vendu à des femmes (même si son contenu est exactement que le déo classique). Mais quand les marketeux prennent la décision de créer un papier toilette « pour les femmes » (et leurs fesses délicates c’est bien connu), oublient-ils que l’espèce humaine dans sa globalité fait caca ? 

Alors le marketing genré, pourquoi c’est grave ? 

Parce qu’il s’appuie sur des stéréotypes pour vendre des produits mais surtout des idées. On laisse donc croire que la femme ou l’homme ne sont définis que par les codes et les étiquettes que leur attribuent la publicité et le packaging plutôt que considérés en tant qu’êtres humains pouvant avoir besoin de tel ou tel autre produit. Et c’est l’utilisation de ces codes qui est dangereuse, même si elle n’est évidemment pas une vérité elle tend à universaliser des comportements et des croyances qui n’ont pas lieu d’être. Que penser de l’argent que se font en plus ces sociétés en se servant allègrement de ces stéréotypes ? 

La chose est encore plus vicieuse dans le sens où l’image pourra éventuellement venir germer et grandir dans l’esprit des plus jeunes et ainsi s’ancrer durablement. Vous vous souvenez tous de vos catalogues de noël non ? Une partie des jouets étaient catégorisés soit pour filles soit pour garçons. A la fillette voici venue la fausse cuisine, l’aspirateur en plastique, la poupée Barbie à la garde-robe interminable et au garçon les garages, les mannequins tout en muscles, les costumes de super-héros… Alors si évidemment enfant je n’étais pas choquée par la séparation mais je m’étonnais toujours de ne pas retrouver dans les pages en papier glacé de mon catalogue les garages qui m’amusaient tant chez mes amis garçons . Et pour cause, je ne risquais pas de les trouver je n’ouvrais pas la section « garçon », en tant que fille je me fiais à ce qui m’était « destiné ». 
C’est triste non ? De constater qu’en tant qu’enfant nous apprenons déjà à suivre les codes du marketing, et de comprendre qu’ils nous poursuivent toujours en encore en tant qu’adulte si l’on ne parvient pas à les identifier. 

D’autres exemples « pour adultes » ? Pourquoi Coca-cola illustre-t-il ses consommatrices en tant que groupies sans cervelle devant un homme torse nu pour vendre son Coca light ? Et pourquoi vend-t-il son Coca Cola Zero aux hommes par le biais de sauvetages en hélico de jeunes femmes en détresse ? 
Comment se fait-il que signal vende exactement le même produit pour se blanchir les dents dans deux packagings et prix différents ?



Pourquoi ça doit s’arrêter ? 

Parce que continuer à communiquer sur des stéréotypes c’est les faire vivre, leur donner une raison d’exister. Et contribuer à la propagation des clichés. Parce que ce type de marketing n’est pas récent, il a toujours été là visant systématiquement les mêmes cibles et que c’en est assez. 

Parce qu’il dégradant pour les deux sexes. Une femme est souvent illustrée comme une bonne femme au foyer prenant soin de son apparence et de sa maison, délicate avec ses enfants tandis que l’homme se laisse vivre tout en restant viril et surpuissant bricolant sa maison avec application. Alors que faire de toutes les personnes qui ne rentrent pas dans ces cases ? Ils n’appartiennent pas à l’un de ces deux sexes ? Ils sont des sous-hommes ou des sous-femmes ? Que penser de ces étiquettes non réalistes et rétrogrades ? 

Les exemples de campagnes sont nombreux dans ce domaine et beaucoup reprochent aux personnes qui se soulèvent contre ce mode de pensée de « manquer d’humour » et de recul. Alors si manquer d’humour et de recul c’est ne pas tolérer les clichés, leur utilisation à des fins financières et culturelles alors oui je manque cruellement d’humour. 

(Pour continuer je vous recommande la très bonne explication vidéo par The Checkout ou le récent article de Madmoizelle sur la dernière campagne de Rue du commerce). 

9.10.14

Hang-Up par Mac, le rouge à levres automnal par excellence !


Peu timide lorsqu’il s’agit de rouges à lèvres j’aime particulièrement l’automne pour ses couleurs chatoyantes et son ambiance se prêtant parfaitement nuances violacées. Si le bordeaux est roi de nos lèvres et de nos vêtements en cette saison ; le prune lui fait une belle concurrence, du moins dans mes placards ! Pas nécessairement la teinte la plus facile a porter de prime abord elle met divinement en valeur, les carnations, la forme de nos bouches et donne du caractère à nos visages. C’est donc dans ce contexte que je vous présente l’un de mes coups de cœur, Hang Up par Mac. 


Subtile transition entre un bordeaux et un profond prune cette teinte a pour moi quelque chose d’unique, lui donnant une place particulière dans ma petite collection de rouges à lèvres Mac. Tirant plus sur le violacé que le rouge cette couleur n’est pas pour autant importable ou très difficile à associer, ses pigments plutôt chauds permettent une compatibilité avec toutes sortes de couleurs et de maquillages. Si j’aime l’associer avec des teintes champagne et un trait de liner elle convient très bien à un maquillage plus sombre ou tirant sur le brun; et merveille; elle réveillera les tons pâles et ira à la perfection aux carnations plus foncées. 



Dissimulé par l’éternel packaging de la marque canadienne le joli raisin prune fait partie de la gamme des Cremesheen garantissant une application facile et un confort certain sur les lèvres au fil de la journée.  Si sa pigmentation est très correcte sa texture le rend moins opaque qu’un rouge à lèvres mat ou « amplified » je recommande donc d’appliquer un contour des lèvres dans les mêmes tons au préalable afin de garantir une bonne tenue et une meilleure intensité. Néanmoins « Hang up » est doté d’une qualité  notable, il est très lumineux et reflète bien la lumière sans pour autant vous donner ses airs de boule à facettes, mais il pourra éventuellement rendre moins frileuses les plus craintives des teintes sombres. 

Concernant sa tenue elle est plutôt bonne, pas de quoi sauter au plafond mais ça tient tranquillement du matin jusqu’à votre repas de midi. Après un déjeuner il faudra normalement réappliquer un peu de produit sous peine de laisser des « décolorations » pas forcément bienvenues apparaître la texture cremesheen n’étant pas la plus endurante chez Mac. Malgré tout cette teinte reste est devenue l’une de mes indispensable quand arrive l’automne et son ambiance si particulière (au même titre que l’orange mais ça… allez comprendre !). 


Vous pouvez en tout cas retrouver Hang Up dans l’ensemble des magasins et sur le site de la marque à tout moment la couleur faisant partie des teintes permanentes. Pas de risque qu’il ne vous passe sous le nez donc… mais pas une raison non plus pour laisser passer l’occasion de l'acquérir ! 

A vos lèvres, prêtes, colorez !


7.10.14

J’ai teste… le Weleda bioty tour 2014 !


Faire découvrir des marques, leurs produits ainsi que tout un tas d’activités dans une ambiance chic et girly c’est le parti pris par Fanny et Guillaume les deux créateurs et organisateurs des Apéros beauté.  Cette année c’est dans le salon de coiffure Wilfrid Karloff du 2e arrondissement de Lyon qu’ils ont donné rendez-vous à plusieurs chanceuses pour des ateliers beauté, bien être et la découverte, comme toujours, de bonnes petites gourmandises. Et ce petit événement à venir dans plusieurs grandes  villes des France c’est le Weleda Bioty tour 2014 !


Accueillies par le duo des Apéros Beauté les participantes ont le choix entre plusieurs ateliers, au choix : coiffure, bar à ongles, mise en beauté et bien sûr massage et moment détente pour toutes par les représentantes de la marque Weleda prêtes à vous chouchouter. Une fois votre choix fait vous pouvez profiter d’un joli buffet garni de tout un tas de succulents grignotages ; les chips originales et saines de TooGood (Paprika et poivre mes favorites), de délicieux biscuits Bisson et ma grosse découverte de la soirée la boisson vitaminée Framboise-Crambery par VaïVaï. Autre découverte plutôt chouette pour l’organisme ; deux boissons concoctées à partir des produits Weleda l’une à base de jus de Bouleau et l’autre au jus d’Argousier. 



J’ai pour ma part plus qu’apprécié l’atelier coiffure, j’ai eu la chance d’être soigneusement et joliment coiffée d’une tresse en épis de blé (ou fishtail braid) que j’ai appris à reproduire par la suite grâce aux conseils de la coiffeuse (un petit miracle quand on connaît mon manque de patience vis-à-vis de mes cheveux). J’ai aussi adoré observer les transformations capillaires des autres participantes, on y trouve tous les styles puisque vous pouvez laisser éclater vos plus grands souhaits artistiques (oui rien que ça) ou vous laisser guider par la créativité des coiffeuses. Bref un sacré bon moment puisque l’on ressort du salon soigneusement coiffée et prête a continuer la soirée en beauté !



J’ai aussi fait un tour du côté du bar à ongles et de l’atelier maquillage où là aussi les participantes du Weleda bioty tour profitent des derniers nés de la marque Bo.Ho. Ici aussi de jolies découvertes à faire dont la palette de la marque, les tout nouveaux vernis et des tonnes de couleurs à base de produits naturels. 

Quand à l’atelier détente de Weleda on le trouve sous deux formes, j’avais déjà personnellement testé les massages tellement relaxants à base d’huiles et de crèmes revitalisantes ou tranquillisantes selon votre type de peau, j’ai ici découvert les massages crâniens, vous savez comme ceux que l’on a parfois chez le coiffeur ? Et bien vu les visages des chanceuses en ayant bénéficié j’ai cru deviner qu’elles ont passé un très bon moment. 





Comme toujours Fanny et Guillaume signent ici une soirée réussie, un moment plus qu’agréable dans un très joli cadre. On retiendra les ateliers variés, la décoration soignée, le photobooth, les découvertes miamesques et l’accueil toujours au top des organisateurs. Et vous connaissez la meilleure nouvelle ? Tout ça c’est gratuit ! Il suffit de s’inscrire sur le site des apéros beauté, de croiser très fort les doigts pour être sélectionnée (les places étant comptées), puis de se présenter sur les lieux de l’apéro. Pour les Lyonnaises c’est terminé pour cette année mais plusieurs grandes villes attendent encore leur tour : Toulouse, Bordeaux,  Reims, Paris et Mulhouse ! Vite, vite, vite courrez vous y inscrire…