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18.10.15

"Encore à Disneyland ?" - Pourquoi j’y retournerais quand même : conseils et avis


Disneyland, aussi loin que je m’en souvienne j’y suis toujours allée, ma mère m’y a même emmenée pour l’ouverture du parc en 1992 (ça commence à dater). Du coup l’alchimie entre moi et Walt s’est immédiatement créée et j’ai succombé au charme de l’univers Disney dès mes premières années. Films, livres, dessins animées, jouets, peluches, visites annuelles dans le parc j’ai tout eu. Alors avec le temps et n’habitant plus en région parisienne chaque perspective de me rendre dans le pays de Mickey me rendait limite hystérique, au bord de la crise respiratoire : une vraie groupie en somme. Le pire étant ma très récente et dévastatrice addiction pour les Tsum Tsum ces adorables peluches aussi nombreuses que mignonnes, mais ceci n’est pas l’objet de l’article, passons. 




Contredisons donc ensemble les phrases auxquelles vous aurez sans doute l’habitude si Disneyland Paris s’apparente pour vous à l’un de vos loisirs les plus classique du dimanche (ou presque, faut pas déconner quand même les billets de train c’est pas toujours donné) : 

« Mais à ton âge tu ne devrais pas être passée à autre chose ? »
« C’est pour les enfants ! » 

Je vais vous dire que j’ai gardé mon âme d’enfant mais ce serait trop facile. L’une des raisons pour lesquelles je ne supporte pas cette affirmation c’est parce que le fait de dépasser l’âge fatidique des 18ans ne reprogramme pas automatiquement nos émotions et notre personnalité. J’aime toujours regarder les classiques de Disney, les chansons me reviennent toujours aussi facilement en mémoire et quoi qu’on en fasse mon imagination et ma soif de nouveaux univers sont plus grandes de jours en jours. Alors avoir la possibilité de plonger dans un univers complètement décoré et animé de façon a nous faire sortir de la réalité un instant… je trouve ça absolument génial. Certes il faut aimer le rose pour vivre dans Fantasyland mais je trouve ça dingue d’oublier pendant une journée que l’on se trouve en région parisienne et personnellement à 500km de chez moi. Rares sont les lieux à pouvoir vous faire perdre le fil du temps et c’est ce sentiment qui me fera revenir inlassablement dans le parc. 




 « C’est toujours blindé et on fait la queue toute la journée » 

C’est vrai. Pendant les grandes vacances, les semaines de vacances scolaires et les weekends précédant Noël. Si vous vous y risquez pendant ces périodes vous ne profiterez pas au maximum du parc et de ses attractions, vous passerez pas mal de temps dans les files d’attentes et croiserez plus de nationalités que de pays visités. Mais je me suis personnellement toujours arrangée pour m’y rendre en semaine, pendant les périodes creuses et rarement pendant les semaines les plus chargées. Vous me direz que ce n’est pas toujours possible de s’arranger de la sorte avec le boulot (j’avoue je pose des RTT pour Disney, oui j’assume), les enfants (quoi ? vous n’osez pas leur faire manquer l’école pour Mickey ? Parents indignes ! briseurs de rêves !), vos potes / votre amoureux(se) (pas de bol). Je comprends, mais qu’on ne vienne plus me dire que Disney sans personne c’est une légende car croyez moi faire quatre fois de suite le train de la mine et indiana jones dans une même journée c’est possible (même si c’est dangereux). 





« C’est une machine a fric »
« C’est beaucoup trop cher pour ce que c’est ! » 

Ah je ne nierais pas que Walt ne lésine pas sur les moyens pour nous faire participer à l’enrichissement de son empire partout où il le peut. Les boutiques ne manquent pas, un paquet de chips avoisinera facilement les 4€ et les concepteurs des attractions aiment bien vous faire finir votre parcours assez vicieusement dans un boutique à thème. Sans oublier le prix du billet d’entrée qui avouons-le n’est pas donné, presque quatre-vingt dix euros pour visiter les deux parcs c’est pas une somme que j’envisagerai de donner aussi facilement. Mais rassurez-vous il existe d’autres options ! C’est pourquoi j’ai opté pour le passeport annuel pas donné au début (surtout le Dream) mais très vite rentabilisé si comme moi vous aimez (beaucoup) l’univers Disney, sans compter les réductions dans les boutiques, restaurant, parking... Passé deux visites dans l’année c’est bon vous avez amorti le coût de votre pass, autant vous dire que depuis mars j’y suis bien allée 5 ou 6 fois. Pour ceux qui ne sont pas aussi fans, les ventes privées, places au prix CE et offres spéciales ne manquent pas ! Alors oui Mickey n’est pas facile en affaires mais il est possible de le duper :) 




« Les attractions sont souvent en panne »

S’il y a un point sur lequel j’aurais du mal à trouver des arguments béton c’est celui-ci car en effet le train de la mine a pour tradition de planter deux à trois fois dans une journée, c’est pénible mais c’est en général vite remis. Alors il y a des journées ou tout se passe bien et d’autres ou pas de chances nos attractions ont un peu plus de mal, j’admets que c’est pas très agréable surtout quand on a pas l’occasion de venir régulièrement et qu’en plus on a payé sa place au prix fort. Avec le pass j’ai un peu plus de recul là dessus et j’essaye de faire contre mauvaise fortune bon cœur en profitant simplement de l’univers, du décor et des lands. Pas mal d’attractions cultes vont être rénovation très prochainement alors si je peux vous donner un conseil c’est de vous renseigner sur le site pour vérifier lesquelles seront ouvertes avant de programmer votre séjour. 



Alors je vous rassure tout de suite je ne bosse par pour le parc ou la marque mais du haut de mes vingt-cinq ans (quand même) j’avais envie de rendre un petit hommage (rien que ça) à cet endroit qui est la source de pas mal de souvenir d’enfances et de ma vie d’adulte et dans lequel j’ai toujours pris plaisir à venir. Donc si j’ai pu vous donner quelques conseils utiles pour vos prochains séjours j’en suis ravie ! Mickey t’as beau être un objet culte du capitalisme pas toujours très clean et honnête j’aime quand même ton par cet ton univers un poil lobotomisant. Cœurs sur toi. 




11.6.15

Chroniques de harcelement de rue : Je rentre seule ce soir…


A toi l’homme qui a peu ou pas expérimenté ces sentiments, à toi la femme qui n’a peut-être jamais eu à les affronter, à tout ceux qui pensent que nous exagérons. Voici ce qu’il se passe dans nos têtes, nous les victimes quotidiennes du harcèlement de rue quand l’un des plus angoissants scénario se présente à nous : rentrer seule chez soi. La nuit. 


19h : Je décolle pour ma soirée,  mes clés, mon sac, un petit blazer pour le retour au cas où, je suis parée pour sortir. J’enfile mes talons, je nourris le chat et je bouge. 

19h10 : Mais qu’est-ce qu’ils ont tous ? Je porte une robe, j’ai pas une plume dans le cul tout de même ! Je sais bien que le beau temps est arrivé brusquement mais ils ont déjà vu des jambes ces gens. 

19h12 : Le prochain qui m’interpelle lâchement de sa voiture je l’insulte. 

19h13 : De toute façon tirer sur ma robe ne servira à rien, elle remonte. 

19h30 : Ravie d’être sortie du métro, c’est la rue en pire. Tous les types de relous réunis en un seul lieu étroit, oppressant et surchauffé. Mateurs, frotteurs, dragueurs en carton tous rassemblés dans une cour des miracles mouvante. 

23h : Qu’est-ce que je fais ? Les métros arrêtent de circuler dans une heure, je me dépêche pour attraper le dernier ou je choppe un Uber ? 

23h15 : Les filles ont pris leur vélo, elles ne prendront pas le métro avec moi. 

23h30 : C’est bien ce qu’il me semblait les Uber circulent pas dans ce quartier, j’ai pas les moyens de payer 40€ la course. Encore moins un taxi. 

23h40 : Je vais rentrer en métro. 

23h50 : Marche plus vite, le métro n’est plus très loin.  Ignore-les. 

00h : Deux. Nous sommes deux filles dans le métro pour une dizaine d’hommes dans cette rame. Et j’ai peur, ces types ne sont probablement pas plus dangereux que moi mais trop de mauvais souvenir vécus dans ce même type de schémas. Comme la fois ou malgré mon livre et mes écouteurs deux gars se sont assis à côté de moi en me faisant des avances peu délicates. La fois où un autre m’a assurée qu’il me dominait sexuellement et qu’il pourrait me le prouver. Celle où un type ivre m’a suivie en m’insultant en sortant de la rame. 

00h05 : Ne te fais pas remarquer, ne bouge pas, baisse le regard, air l’air concentrée sur autre chose.  Pourquoi j’ai mis une robe ? 

00h10 : Enfin dehors.  Je suis bientôt à la maison. 

00h12 : Pourquoi les rues sont si longues et peu éclairées ?  

00h20 : Je suis bientôt à la maison. Il y a un type derrière moi, je vais sortir mon téléphone et simuler un appel pour ne pas être emmerdée. 

00h21 : Il est toujours derrière moi, je vais ralentir, j’ai pas envie qu’il puisse voir où je vais m’arrêter.  Pas comme la dernière fois où ce type a ralenti en traitre pour me suivre et m’avoir « à l’arrêt ».  Est-ce qu’on balance toutes le fameux prétexte du « copain » pour pas qu’ils insistent ? 

00h25 : C’est bon j’y suis il m’a dépassée. Vite le code et je suis en sécurité. 

00h26 : J’enclenche pas l’éclairage des parties communes tant que je ne suis pas à mon étage, on pourrait voir à quelle hauteur je suis à travers la baie vitrée du hall sinon. 

00h27 : La porte est fermée c’est bon. 

Ce cheminement c’est celui que j’ai régulièrement quand je suis invitée à sortir et que je sais que je vais me retrouver seule pour le retour. Pas de copain en voiture pour me ramener, pas de copine habitant dans le coin (et quand bien même pas dans la même rue), pas les sous pour un taxi… c’est l’angoisse totale dans ma tête car mes précédentes expériences et le harcèlement que je vis au quotidien m’on rendue méfiante. Paranoïaque même. 

Pourtant je ne suis pas de celles qui généralisent, je sais pertinemment qu’un type qui commet des actes de harcèlement de rue ne s’exprime pas au nom de tous les hommes. Je côtoie des mecs bien au quotidien. Mais être abordée, sifflée, mâtée tous les jours ça influence le comportement, les réflexes, l’instinct. On se dit que la malchance, les probabilités, les circonstances peuvent nous confronter à ces situations qu’on redoute. Ces situations qui dérapent le plus souvent la nuit. 

De jour j’ai tendance à ne pas me laisser faire, il y a du monde dans les rues,  de l’aide disponible presque à portée de main. La nuit l’ambiance est lourde, tendue, on ne voit pas le paysage du même œil, les relous de jour se transforment en prédateurs la nuit.  Alors on flippe, on développe des techniques pour ne pas se faire remarquer, on culpabilise d’être nous, on est hypersensibles à notre entourage. On imagine tout jusqu’à l’impensable. On regrette presque d’être une femme. Plus fragile, plus "accessible". 

Alors non on n’exagère pas quand on explique qu’on est pas rassurées parce que le harcèlement de rue encore plus banalisé de jour a des répercutions terribles la nuit. On vit des situations qui peuvent paraître à certains banales, inoffensives, se faire siffler après tout c’est plutôt flatteur ? Et bien non de jour c’est déjà dégradant, de nuit c’est synonyme de menace. 

Nous ne sommes pas prétentieuses, dans l’excès, sans recul. Nous sommes confrontées à des situations que vous ne vivez pas. Ne les jugez pas sans les connaître. Tout ce qu’on cherche c’est de la compréhension, de l’aide et de la solidarité. 

Pour arrêter d’avoir peur. 

28.5.15

Youtubeuses beaute : l’attaque des clones ?

La première fois que je me suis rendue sur Youtube pour chercher des conseils maquillage c’était en 2007. Il y a presque dix ans. Je ne me maquillais quasiment jamais et cherchais donc quelques bonnes astuces pour obtenir un maquillage digne de Beyoncé herself. Je suis rapidement tombée sur la chaîne de Michelle Phan désormais devenue prêtresse internationale de la mise en beauté sur la toile. On ne va pas se mentir aujourd’hui on tombe plus souvent sur des « tags », les « GRWM », les « room tour » et autres « mises au point » que des vidéos possédant un réel aspect « beauté ». En fait elles se font diablement rares.

Youtube est devenue une fourmilière telle qu’on ne compte plus les nouvelles recrues beauté déboulant sur le web chaque jour. Pas que j’ai une dent contre elles, j’ai moi-même un compte (pas tellement actif) et j’ai surtout aimé découvrir certaines d’entre elles quand le phénomène était encore à ses débuts. Ce que je regrette aujourd’hui c’est cette vague gigantesque d’uniformisation : les comptes, les vidéos, les attitudes, les contenus se ressemblent tous…


Celles qu’on retient ? Les plus suivies, les copines et les réseaux des plus suivies… Et de façon vraiment minoritaire celles qui se détachent des normes établies par la masse. Faisons un calcul simple : sur les cinq plus grosses têtes françaises du site seules deux produisent plus ou moins régulièrement des contenus vraiment orienté beauté avec des tutoriels coiffure ou maquillage, des revues précises de produits, des conseils concrets.


  • Les ressemblances ?

Aujourd’hui c’est bousculade de « Get ready with me (GRWM) », d’ « Ask »,  de « tags », de « favoris », de « room tours ». Chaque youtubeuse nous propose à intervalle régulier de découvrir le contenu de son sac, de se préparer avec elle pour aller aux toilettes, de faire une petite mise au point sur sa vie privée et son avenir sur le réseau social avec des foires aux questions. Des contenus pas tellement orientés beauté, assez génériques et plus ou moins les mêmes peu importe la chaîne sur laquelle on se trouve. Soyons claires, je n’ai rien contre tout ce déballage mais ce n’est pas tellement ce que j’attends quand je recherche un compté dédié à la beauté. Des revues détaillées sur les dernières nouveautés d’une marque, un tutoriel m’aidant a réaliser un chignon travaillé, à dessiner un trait d’eyeliner potable sont à mon sens plus appropriés. Sauf que dans la guerre des vues et des abonnées tout le monde se loge à la même enseigne : parce que produire quelque chose de déjà connu et populaire c’est se garantir des vues, des abonnées. 

L’autre point frappant c’est la professionnalisation des contenus : éclairages, parapluies, reflex, musiques, logiciels de montage toujours plus élaborés. Chaque youtubeuse tente de mettre toutes les chances se son côté en rassemblant ces divers atouts pour produire le meilleur contenu possible. C’est très bien, c’est agréable, mais ce n’est pas indispensable. J’ai plutôt l’impression de voir un passe temps  autrefois authentique se transformer en une véritable petite entreprise dans la course aux vues. Une avalanche de fondus, d’émoticônes, ou de musiques à la mode ne me fera pas oublier un contenu pas tellement qualitatif derrière un vernis esthétique. Et la vague n’est pas prête de s’arrêter quand je vois des adolescentes de 12 ans réclamer un reflex à noël pour pouvoir se filmer dans leur chambre. 

Enfin la tendance qui me fait carrément flipper ces derniers temps : l’arrêt des études et l’étalage grandissant de sa vie privée. J’admets que c’est une tendance que l’on remarque principalement chez les plus suivies ; celles qui ont les plus gros partenariats avec les marques et les chaînes de télévision. Celles qui peuvent temporairement « se le permettre ». Evidemment chacun fait ce qu’il veut de sa propre vie et j'admire la réussite de certaines d'entre elles mais je trouve souvent dangereux de transmettre ce type de message et de parcours à des abonnées pour la plupart très jeunes et encore en plein apprentissage scolaire. Si pour certaines un métier consiste à passer ses journées sur son canapé à monter une vidéo, filmer son repas, ses achats ou encore faire ses courses dans le centre commercial du coin c’est relativement effrayant et pas ce que j’appelle un exemple. Et ce n’est pas non plus ce qui devrait faire rêver les plus jeunes. 

Du coup je me suis "amusée" a faire quelques petits calculs et graphiques basés sur les 20 dernières vidéos de cinq youtubeuses beauté connues et particulièrement suivies. Voici ce que ça donne : 

Oui vous lisez bien, deux personnes seulement produisent 79% du contenu beauté...
  • Mais alors qu’est-ce qu’on perd ?

La plus grande perte ? L’authenticité ! Tous les détails sont travaillés et contrôlés au millimètre près : le rythme des publications, la séparation des contenus (chaîne de vlog / chaîne beauté), le montage, l’arrière plan (j’hallucine encore devant les « pièces youtube »), la tenue… On peut également suivre avec une facilité déconcertante les campagnes marketing des marques. Une vague de revues sur les produits the body shop en février, la nouvelle collection de too faced en mars, les voyages sponsorisés chez Disneyland en avril… sur une bonne vingtaine de chaînes en même temps. On sent bien que parmi les plus suivies un rendement de la vidéo a lieu, tous les paramètres sont mis en place pour obtenir le plus de visibilité et de partages possibles. J’entends bien que le discours et la passion derrière tout ça est sincère chez la plupart des filles mais cette normalisation de leur activité l’est beaucoup moins. 

Ce que je regrette également et que je désignais plus tôt c’est la perte de contenus réellement dédiés à la beauté. Les tutoriels coiffure, maquillage, nail art, les conseils et les revues se font assez rares. Je ne me tourne plus du tout vers Youtube pour les trouver mais vers les blogs plus spécialisés, moins visités, encore pour la plupart authentiques. Personnellement savoir ce que Youtubeuse 1, 2 et 3 vont répondre au tag « I love Spring » ne va pas m’apporter grand chose. 

En découle directement… la fin des contenus originaux. Les tags se partagent plus vite que la dernière sextape de Paris Hilton, les contenus sortant du lot sont noyés sous la masse des « hauls », le qualitatif effacé dernière le grand déballage. Je n’ai rien contre le partage, je regrette simplement qu’il ne soit pas plus intéressant. En fait si vous recherchez réellement des contenus originaux tapez dans les chaînes des youtubeuses "historiques" n'ayant pas décidé de prendre le train de l'uniformisation ou celles cherchant vraiment à partager leur passion. 

Youtubeuses beauté hein ?

  • A qui la faute ?

D'une part les marques qui se sont emparées du phénomène des youtubeuses à juste titre. Tout le monde y gagne, les filles peuvent tester les nouveautés et les entreprises gagnent en visibilité et se reposent sur leur influence. Dans les deux cas chaque partie n’a pas tort de se servir de l’autre sauf que désormais tout est tellement visible que nous ne faisons plus confiance ni à l’une ni à l’autre. Et dans ce domaine Youtube est loin d’être le seul canal concerné. 

Et l'autre responsable, celui qui est le plus difficile à maîtriser : l’effet de groupe. Vous trouverez peu de nouvelles chaînes beauté ne possédant pas leur « Challenge », « Une journée avec moi », « Tag » pas forcément lié à un contenu esthétique. Et pour cause c’est devenu la norme, les plus « grandes » l’ont fait il faut donc suivre l’exemple pour fonctionner. C’est normal, indispensable pour être considéré comme faisant partie du groupe. Là encore les gens font bien ce qu’ils veulent mais quand les contenus de ce type dépassent les vidéos réellement axées beauté je pense qu’on peut se passer de la mention « beauty » ou « beauté » dans son pseudo/titre. 

En bref Youtube évolue, les attentes de son public aussi, la mode se répand et c’est normal. Est-ce qu’on gagne en qualité ? Je n'en suis pas sûre. 

10.5.15

Le jour ou je me suis prise pour Valerie Damido

C’était en mai (l'année dernière), j’étais euphorique et naïve et je venais tout juste de signer ma promesse de vente. J’allais devenir propriétaire ! Et j’avais du boulot pour transformer l’appartement que j’allais acheter en petit nid douillet. Si le domicile de mes rêves avec son ambiance sereine et sa déco délicieusement rétro était bien défini dans mon esprit il n’en était pas de même dans la réalité... Moquettes dans les trois quart des pièces (salle de bain comprise), tapisserie vieillissante, peintures au goût douteux et associations de couleurs approximatives tout était là pour décourager n’importe quel acheteur. Pas moi.

Enfin au début. 

Armée de toute ma bonne volonté et de mes rêves immobiliers j’ai consulté les tutoriels, les astuces bricolage, les comparatifs d’outils, de peintures… j’étais prête à attaquer les travaux ! En théorie. Car quand la pratique est arrivée tout est devenu un poil plus compliqué, les quantités choisies n’étaient pas suffisantes, les produits pas aussi faciles à utiliser que dans les vidéos de présentation, les travaux beaucoup plus lents à avancer. Si j’avais pu savoir à l’avance le temps et les efforts qu’allaient réclamer la rénovation de mon appartement, j’aurais probablement réfléchi à deux fois ou économisé plus pour me faire aider par des professionnels. De la sueur et des larmes j’en ai versé, mais presque huit mois après avoir officiellement acheté mon appartement je suis fière des changements opérés et du résultat final, mon appartement me plaît, me ressemble et j’y suis à l’aise. 


Alors toi petite naïve (ou naïf hein je ne suis pas sectaire), ne pense pas que la tâche ne sera pas sans difficultés en assumant tes travaux sans professionnels… mais elle en vaut le coup et à la fin tu verras, tu sera fière !  Mais trêve de bavardages, je te présente dès à présent les changements dignes d’une émission de déco de mon petit cocon. 

Ce qu’il faut savoir c’est que j’ai eu un mini coup de cœur sur ma maison avant même de la voir « en vrai ».  J’avais pu consulter les plans de l’appartement en agence et j’ai immédiatement imaginé ce qui pouvait changer et comment j’allais y agencer mes meubles. Heureusement car si je n’avais pas eu ce guide j’aurais franchement pris peur. Pas super lumineux, vieux, mal décoré et entretenu ce n’était pas à première vue un cadeau. Et pourtant j’en suis très fière aujourd’hui. 

L’un des changements les plus frappant c’est l’espace de vie, le salon donnant sur sa cuisine ouverte. Aujourd’hui un espace lumineux, spacieux et clairement rajeuni. Avant trois pièces séparées, privées de lumière et loin d’être modernes. Pour tout arranger à mon goût j’ai cassé la cloison séparant la cuisine du salon et libérant les trois mètres carré d’entrée bien sombres.  Désormais l’espace est pratique, moderne et bien exploité ! 

Avant
Après !
Avant (superbe tapisserie)
Après
La chambre a elle aussi bénéficié d’un lifting. Disparue la moquette, le papier peint mal posé absorbant la lumière et le vieux placard tout cassé. J’ai ramené la douceur et la luminosité dans la pièce en y installant un sol clair, en remplaçant les portes cassées du placard par un rideau taupe satiné et en peignant les murs en blanc (toujours !). Bon j’ai aussi satisfait un désir de gamine en peignant un mur dans un rose très doux pour apporter plus de chaleur. Quelques petits accessoires adorables en bonus et BIM ma chambre devient mon nouveau cocon.

Avant / Après
Avant / Après
Il y a eu bien d’autres changements dans l’ensemble des autres pièces comme la salle de bain qui autrefois habillée de moquette possède désormais le même sol que le reste de l’appartement, s’est parée de blanc et abrite maintenant des meubles modernes et n’envahissant pas tout l’espace. Les toilettes (pièce fondamentale l’air de rien) qui ont dit adieu à leur papier peint orange et a présent dotés d’étagères bien pratiques pour ranger tout le bazar ménager (tu sais la lessive mange-place, les pastilles du lave vaisselle et tous les produits que le chat et les enfants ne doivent pas avaler). 

Avant / Après
Alors évidemment il me reste pleins de petites finitions (oui même après des mois entiers de travaux) mais les économies réalisées en réalisant la majorité de la rénovation de l’appartement sans payer des professionnel me permets désormais d’investir dans un nouveau tableau électrique (l’équivalent d’un rein en terme de prix), d’autres éléments de déco ou de sécurité. 

Une nouvelle fois je vais te dire que l’aventure ne se fera pas sans encombres mais si moi totale novice du bricolage, du montage de meubles et de travaux j’ai pu le faire… je suis certaine que toi aussi. Bon par contre je te cache pas qu’il faut dire adieu à tes jolies manucures parce que tes ongles vont sacrément morfler, les miens sont encore en période de rétablissement (adieu belle manucure jamais écaillée). 

Je vous laisse avec une petite (longue) vidéo reprenant plusieurs moments de vie lors de l’aménagement de l’appartement. J’aurais aussi aimé filmer pendant les travaux (c’était l’intention première) mais je reconnais que peindre le plafond ou appliquer de l’enduit puis le poncer ben ça occupe plus l’esprit que de brancher son appareil… En tout cas si vous avez des questions, besoin de conseils divers et variés, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires de l’article ! 

Allez je vous laisse j’ai une petite visite chez Leroy Merlin à faire ! 

26.4.15

Je mate, tu mates, il mate… nous vous giflons ?

Vous visualisez cette image légèrement caricaturale de chiens fascinés et bavant devant des carcasses de poulets en train de rôtir à l’avant des boucheries ? Et bien c’est ce que j’ai l’impression de vivre tous les jours depuis que les beaux jours ont pointé le bout de leur nez, un rayon de soleil et paf les mateurs sont de sortie. Mais si, vous les connaissez ces types qui vous regardent fixement sans gêne aucune et sans jamais considérer que sous ces vêtements se trouve un être humain et non un morceau de chair fraiche. De tous âges, de toutes les occasions et dans tous les lieux publics dans lesquels vous pouvez vous trouver ils sont là aussi, désagréables, insistants, omniprésents. 

Quelle fille n’a jamais dissimulé ses jambes derrière son sac à main sous un regard insistant, laquelle n’a jamais changé de rame de métro, marché plus vite ou encore changé de trottoir pour ne plus servir d’appât ambulant ? Personnellement c’est un comportement aussi instinctif que quotidien et que je ne le tolère plus. Maintenant j’adopte une autre technique : l’attaque frontale. C’est simple je capte l’attention du mateur en m’approchant de lui et en lui demandant de bien vouloir placer son regard ailleurs. Ailleurs que sur des femmes ne lui ayant rien demandé.

Car le regard quand il se fait pressant n’est pas agréable. 
Il n’est pas flatteur. 
Il n’est pas plaisant ni recherché.
Il est agressif et effrayant. 


Alors j’entends souvent les mêmes arguments : « mais ce n’est pas méchant », « tu devrais être flattée », « on te regarde parce que tu es jolie », « tu verras quand tu vieilliras, ces regards te manqueront ». Non, non et non. 

Je n’ai rien contre un regard, c’est humain de regarder devant soi, d’observer ce qui nous entoure, ce que je reproche c’est le comportement volontairement insistant. Pas l’œillade de quelques secondes non, celle qui dure de longues minutes et qui scanne la totalité de votre corps. Pour moi ce n’est pas flatteur, c’est intrusif et malpoli. Généralement le tout est accompagné d’un clin d’œil ou d’une mimique stupide visant à démontrer à quel point la personne est satisfaite de la vision se trouvant devant elle. Heureuse ? Non, gênée, salie, en colère, ce sont les sentiments qui s’entremêlent dans ma cervelle dans ce type de cas de figure. 

Je ne m’estime pas non plus si « bombasse » que ça au point de recevoir tant d’attention et même si je l’étais j’estime que je vaut bien mieux que ça. Je ne suis pas conne, et plutôt drôle et j’aimerais ne pas avoir l’impression d’être vue seulement comme une paire de jambes quand je me balade dans la rue mais comme la jeune femme que je suis tout simplement. Un être humain doté de sentiments. 

Quand à l’argument de l’âge et de la « fin » de l’attention pouvant nous être portée non seulement ce n’est pas une raison valable pour justifier ces comportements ni une généralité. Ce n’est pas parce que cela peut manquer a certaines que c’est une raison pour le considérer normal ou flatteur pour les autres. On est pas dans la théorie des vases communicants ici. 

Alors oui les mateurs participent au harcèlement de rue. Plus discrets, moins bruyants ils paraissent moins violents ; mais ils sont les plus nombreux, les plus insistants, les plus présents. En fait ils font tellement partie du paysage, et même pire, des habitudes qu’ils passent au travers des mailles du filet on ne leur reproche pas grand chose, ils sont considérés comme inoffensifs pas dangereux car vus comme passifs. Mais psychologiquement leurs actes laissent des traces, influencent nos comportements, des habitudes vestimentaires, ils blessent et salissent. 


Alors aujourd’hui j’arrête de fermer ma gueule et j’agis. 

6.11.14

Pourquoi le marketing genre est dangereux ?

Si toi aussi tu es une femme tu vis probablement dans le monde des rasoirs roses, des brosses à dents pailletées, des mousses à raser fleuries et tu offriras très probablement à ta fille la panoplie complète de la parfaire ménagère pour son prochain noël. Le marketing pense amoureusement à toi tous les jours et développe toujours plus d’idées fabuleuses pour illuminer tes journées de consommatrice sur pattes. Terrible non ? 

Ou bien terrifiant ? 

Parce que tu l’auras bien compris, le marketing genré c’est pas tout à fait mon truc. En fait on peut même dire que je ne suis pas du tout d’accord. A toi le génie du marketing qui tombera sur ces quelques lignes prépare ton petit cœur car  je risque de piétiner sans égard certaines de tes croyances les plus fermes. Moi la ménagère de moins de cinquante ans n’aime pas le rose, ne m’extasie pas devant Ryan Golsing et consorts et suis tout à fait capable de prendre une décision d’achat sans me fier aux mentions « girly », « douceur » et « pour nous les femmes ». Je vais même t’apprendre un truc, j’ai un cerveau et un libre arbitre m’empêchant de tomber dans tes pièges. Fou non ? 



Mais revenons aux bases, le marketing genré qu’est-ce que c’est ? C’est le fait de cibler le consommateur en fonction de son sexe. On va donc  par exemple décider sur des bases de savoir (obscures) que les femmes aiment le rose et les activités douces quand les hommes font des sauts en parachute et entretiennent leur corps avec soin. On fait donc passer l’utilité du produit au second plan pour l’habiller de slogans et d’un packaging « adapté » à sa cible. Un déodorant classique sera donc habillé de rose et tagué par un terme féminin pour être vendu à des femmes (même si son contenu est exactement que le déo classique). Mais quand les marketeux prennent la décision de créer un papier toilette « pour les femmes » (et leurs fesses délicates c’est bien connu), oublient-ils que l’espèce humaine dans sa globalité fait caca ? 

Alors le marketing genré, pourquoi c’est grave ? 

Parce qu’il s’appuie sur des stéréotypes pour vendre des produits mais surtout des idées. On laisse donc croire que la femme ou l’homme ne sont définis que par les codes et les étiquettes que leur attribuent la publicité et le packaging plutôt que considérés en tant qu’êtres humains pouvant avoir besoin de tel ou tel autre produit. Et c’est l’utilisation de ces codes qui est dangereuse, même si elle n’est évidemment pas une vérité elle tend à universaliser des comportements et des croyances qui n’ont pas lieu d’être. Que penser de l’argent que se font en plus ces sociétés en se servant allègrement de ces stéréotypes ? 

La chose est encore plus vicieuse dans le sens où l’image pourra éventuellement venir germer et grandir dans l’esprit des plus jeunes et ainsi s’ancrer durablement. Vous vous souvenez tous de vos catalogues de noël non ? Une partie des jouets étaient catégorisés soit pour filles soit pour garçons. A la fillette voici venue la fausse cuisine, l’aspirateur en plastique, la poupée Barbie à la garde-robe interminable et au garçon les garages, les mannequins tout en muscles, les costumes de super-héros… Alors si évidemment enfant je n’étais pas choquée par la séparation mais je m’étonnais toujours de ne pas retrouver dans les pages en papier glacé de mon catalogue les garages qui m’amusaient tant chez mes amis garçons . Et pour cause, je ne risquais pas de les trouver je n’ouvrais pas la section « garçon », en tant que fille je me fiais à ce qui m’était « destiné ». 
C’est triste non ? De constater qu’en tant qu’enfant nous apprenons déjà à suivre les codes du marketing, et de comprendre qu’ils nous poursuivent toujours en encore en tant qu’adulte si l’on ne parvient pas à les identifier. 

D’autres exemples « pour adultes » ? Pourquoi Coca-cola illustre-t-il ses consommatrices en tant que groupies sans cervelle devant un homme torse nu pour vendre son Coca light ? Et pourquoi vend-t-il son Coca Cola Zero aux hommes par le biais de sauvetages en hélico de jeunes femmes en détresse ? 
Comment se fait-il que signal vende exactement le même produit pour se blanchir les dents dans deux packagings et prix différents ?



Pourquoi ça doit s’arrêter ? 

Parce que continuer à communiquer sur des stéréotypes c’est les faire vivre, leur donner une raison d’exister. Et contribuer à la propagation des clichés. Parce que ce type de marketing n’est pas récent, il a toujours été là visant systématiquement les mêmes cibles et que c’en est assez. 

Parce qu’il dégradant pour les deux sexes. Une femme est souvent illustrée comme une bonne femme au foyer prenant soin de son apparence et de sa maison, délicate avec ses enfants tandis que l’homme se laisse vivre tout en restant viril et surpuissant bricolant sa maison avec application. Alors que faire de toutes les personnes qui ne rentrent pas dans ces cases ? Ils n’appartiennent pas à l’un de ces deux sexes ? Ils sont des sous-hommes ou des sous-femmes ? Que penser de ces étiquettes non réalistes et rétrogrades ? 

Les exemples de campagnes sont nombreux dans ce domaine et beaucoup reprochent aux personnes qui se soulèvent contre ce mode de pensée de « manquer d’humour » et de recul. Alors si manquer d’humour et de recul c’est ne pas tolérer les clichés, leur utilisation à des fins financières et culturelles alors oui je manque cruellement d’humour. 

(Pour continuer je vous recommande la très bonne explication vidéo par The Checkout ou le récent article de Madmoizelle sur la dernière campagne de Rue du commerce). 

25.9.14

Que penser du mouvement #NotInMyName ?

Largement relayé sur les réseaux sociaux et dans les médias du monde entier le hashtag « #NotInMyName » lancé par les membres d’une association britannique ne cesse de faire parler de lui. Ou bien apprécié soit complètement décrié j’ai tenté d’analyser à mon tour la situation. 

Dès les premiers instants après en avoir entendu parler et l’avoir visionné dans les journaux télévisés français je n’ai pas rejeté ce mouvement que j’ai trouvé positif et permettant à mon sens de rejeter les amalgames pouvant être faits entre «Islam » et « Terrorisme » qui ne devraient jamais être associés dans les mentalités. J’ai compris la volonté d’une majorité de personnes de vouloir rejeter l’idée qu’une religion puisse être aussi librement et facilement liée dans l’esprit de beaucoup à la violence, au meurtre, aux événements malheureusement récents que nous avons vécus. Comment vivre sa religion sereinement, porter et croire en des valeurs quotidiennement associés à des actes menés en son nom et ne la respectant pas ? Probablement intolérable tant les amalgames sont si facilement diffusés et intégrés dans le monde entier. 

J’y ai vu une volonté d’informer. De montrer que jamais l’Islam n’avait mis en avant la violence, justifié l’inqualifiable, apprécié l’injustice au nom de ses valeurs, qu’il était impensable de faire encore ce type d’associations. Une volonté de montrer que c’est une religion comme toutes les autres pour la paix, le partage, l’union, que les actes diffusés dans les médias et réalisés au nom d’un idéal faussé ne sont pas l’Islam. 


Seulement j’ai commencé à voir des messages circuler dénonçant ce mouvement le trouvant injuste, anormal, ridicule. Alors j’ai voulu comprendre. 

Ce que j’ai lu n’a pas tout de suite fait sens à mes yeux, beaucoup trouvent que ce hashtag met la religion musulmane et ses pratiquants en position de culpabilité justifiant ainsi les clichés et les amalgames faits autour de cette religion. Si je n’ai pas tout de suite compris cette réflexion j’ai lu plusieurs exemples m’ayant permis d’y voir plus clair, d’assimiler le concept derrière tout ça. L’un d’entre eux paraissant presque absurde indiquait ceci : si un boulanger tue sa femme, l’ensemble des boulangers doivent-ils s’excuser et se différencier de ce mauvais boulanger afin de ne pas être assimilés à ses actes ? (disponible ici) La réflexion part du postulat que si l’on se différencie d’un acte commis par une certaine communauté c’est qu’on accepte de façon implicite que la communauté puisse en être capable mais que l’on ne fait pas partie de ce mouvement-là. En gros que la religion musulmane pourrait être capable de tels actes mais que l’idée en est totalement rejetée par une large partie de ses pratiquants. Les personnes reprochant à ce hashtag d’exister essayent ainsi de souligner que l’homme se distingue de sa religion, la religion reste bonne mais l’homme qui l’utilise peut-être lui d’une cruauté sans pareille, ils refusent donc l’idée que des pratiquants puissent s’excuser au nom des actions commises par une homme pour leur religion. Quelques uns de leurs commentaires ci-dessous : 




Alors effectivement je crois en l’idée que l’on ne devrait sous aucun cas associer les mots « Islam » et « Terrorisme », que ce soit pour rejeter des actes ignobles commis en son nom ou l’inverse. Simplement si le mouvement pourrait avoir besoin d’être relayé ou au moins expliqué c’est qu’il permet peut-être d’informer, de lutter contre la désinformation ayant quotidiennement lieu dans nos journaux télévisés, dans la propagande diffusée sur le web ou au travers des mots pouvant sortir de la bouche de nos proches (il suffit d’être élevé avec ces clichés pour que l’idée s’enracine durablement). J’ai l’espoir qu’il puisse faire réaliser à un certain nombre de personnes ce qui est vrai, de ne pas les laisser se faire influencer par tout ce que l’on entend mais de se faire une opinion sur du concret. 

Malheureusement le climat d’islamophobie installé dans beaucoup de pays européens et occidentaux en général par le biais des médias, des politiques, des clichés répandus sur la toile justifient à mes yeux la volonté de certains de rétablir la vérité avec le mouvement « NotInMyName ».  En créant ce hashtag ils démontrent que les actes violents souvent médiatisés ne sont pas leur religion, qu’ils n’y sont pas rattachés car l’Islam n’est pas constitué de telles valeurs, qu’il est différent, ils rejettent l’idée que la population puisse assimiler ces faits à leur religion. Combien de fois ai-je entendu que puisque le calendrier musulman n’était pas le même que le calendrier chrétien (en termes de date) ses pratiquants avaient plusieurs siècles de retard, justifiant la barbarie, les qualifiant d’arriérés ? Combien de fois ai-je pu lire qu’elle était sectaire, fermée, refusant de s’ouvrir sur le monde et taxant ainsi ses pratiquants de personnes refusant de s’intégrer (avec tous les clichés pouvant se lier à telle ou telle origine ethnique) ? Alors si ce mouvement peut ouvrir les yeux de certains je ne suis pas contre, s’il peut rétablir la vérité je l’approuve, s’il peut faire disparaître un tant soit peu ce climat d’islamophobie je le soutiens. 

Je crois en l’information, en la vérité, à l’égalité. L’Islam ne devrait plus souffrir de ce type d’idées. Quand on associe Christianisme et pédophilie certains en rigolent… alors pourquoi quand certains soulèvent Islam et terrorisme d’autres approuvent ? 

17.4.14

Ma premiere experience Louboutin (ou le suicide de mes economies)

J’aurais aussi pu nommer cet article « Finalement, ça ne s’est pas si mal passé », car à force de parcourir les articles de blogs, les pages de forum, les commentaires divers et variés j’anticipais énormément ma première visite chez le roi de la pompe à la semelle rouge : Christian Louboutin. Depuis plusieurs années à m’intéresser à la mode et cumuler les basiques et autres pièces colorées dans ma garde robe j’ai évidemment été attirée (comme beaucoup) par les célèbres paires de chaussures à la semelle écarlate. Hypnotisantes, tranchantes, vibrantes et sublimes, il me les fallait.

Attirée comme mon chat devant un paquet de croquettes tout neuf j’étais affamée d’enfin pouvoir, moi aussi, habiller mes pieds de ces souliers tant fantasmés. Car oui j’ai des fantasmes matériels : des chaussures, des sacs, des vestes, du maquillage (mais ça vous le savez déjà). J’aime les belles choses, et pour la plupart d’entre elles, cela ne restera probablement qu’un doux rêve sans conséquences financières. Mais les Louboutins m’obsédant depuis des années (sept ans environ) (quand même) me semblaient désormais être un luxe devenu « abordable » mes économies me permettant ce gouffre financier. Alors j’ai pris mes billets de train pour Paris, organisé un long weekend et me suis rendue dans l’une des trois boutiques Christian Louboutin de la capitale. 


Comme je suis légèrement névrosée j’avais préparé le terrain en amont. J’avais repéré les modèles qui me faisaient envie, les boutiques les plus favorables pour les trouver, l’heure et le moment de la semaine durant lesquels il était le plus avantageux de se pointer pour claquer l’équivalent d’un loyer. Et comme l’ensemble des avis que j’avais lu sur les blogs n’étaient pas les plus positifs quant à l’accueil des « madame-tout-le-monde » dans les enseignes de la semelle rouge j’avais sacrément la trouille le jour J de mettre mon nez dans l’antre du démon. Allais-je être mal reçue ? Ma première expérience avec mes chaussures de rêves allait-t-elle demeurer un bon souvenir ? Des clientes beaucoup plus riches que moi allaient-t-elles être privilégiées ? Tant de questions finalement futiles et presque déplacées puisqu’après tout j’étais celle qui allait dépenser mon argent. Pour une paire de chaussures.  Enfin deux, mais ça nous y viendront après. 

J’ai repris mes esprits et me suis forcée à relativiser en arrivant devant la boutique et les choses sérieuses ont commencé. 

Comme j’avais pris mes précautions je suis arrivée un bon quart d’heure avant l’ouverture de la boutique, ouverture plus tardive que l’ensemble des commerces que je fréquente puisqu’il était 10h15. Le personnel était déjà présent dans le petit magasin et j’ai pu constater que deux des mythes de l’internet étaient bien réels : un portier garde effectivement la porte et une cliente plutôt fortunée voulait à tout prix entrer dans la boutique récupérer ses chaussures avant de prendre l’avion.  Pour autant tout s’est bien passé, à dix heures et demie tapantes le portier a libéré l’entrée et à peine entrée dans le magasin une vendeuse s’est aussitôt occupée de moi. 


Je lui ai indiqué avec entrain que je venais faire l’achat de mes premières paires et que je désirais acquérir des classiques afin de les porter partout, tout le temps et surtout longtemps. Elle m’a fait faire le tour de la boutique (pas plus grande que mon salon mais terriblement belle et lumineuse) et présenté les différents modèles qui pouvaient me convenir en termes de formes, de hauteurs de talons ou de coloris. Une fois mes goûts et désirs en tête elle m’a invitée à prendre place sur le canapé présent dans la pièce et est revenue avec plusieurs boites siglées « Louboutin » contenant peut-être mon bonheur. Après plusieurs essayages et ajustements, de nouvelles boites en carton à mes pieds et un grand sourire collé aux lèvres j’ai fini par jeter mon dévolu sur deux paires allant traverser les années avec moi : une paire noire et une paire nude. Plus classique tu meurs. 


J’aurais évidemment voulu céder à la tentation de ces magnifiques escarpins en velours bleu extrêmement dynamiques et attractifs ou ces belles chaussures en python au motif complètement canon et délicatement coloré mais pour l’une c’était encore un risque de ne pas les porter souvent et pour l’autre l’impossibilité totale de les acheter. J’ai ainsi décidé de ramener à Lyon une jolie paire d’escarpins nudes vernis dans le modèle « Ron Ron » (comme le chat ou l’un des membres de la fratrie Weasley c’est au choix) pour leur forme douce, à la cambrure élégante et aux talons complètement praticables leur base étant plutôt « épaisse » et donc stable. Le fini vernis venait ajouter au tout une touche très girly et permettant au coloris « nude » d’harmonieusement se fondre avec ma peau.



L’autre paire fut pour moi l’inattendu coup de cœur. Comme beaucoup d’admiratrices de la marque je souhaitais acquérir une paire du fameux modèle « Pigalle » pour son design diablement sexy et féminin. Mais comme souvent, pas de chance, le modèle était victime de son succès et plus une seule paire en stock. Pour me consoler la vendeuse m’a fait découvrir les « Décolleté » des escarpins à la cambrure absolument canon et aux extrémités moins pointues auxquelles je ne suis pas tellement habituée et que je délaisse souvent pour les mignonnes chaussures à bouts ronds. Les « Décolleté » virent donc habiller mes pieds et en moins d’une seconde je craquais pour leur rendu à la fois chic et rock, le bout pile poil entre l’arrondi et le pointu terminant de me séduire. Le cuir noir brillant et de bonne qualité des chaussures tranchant merveilleusement bien avec les semelles rouges je suis immédiatement tombée amoureuse et ai aussitôt décidé d’ajouter cette paire à la liste de mes futures acquisitions. 



J’ai donc acquis en une petite matinée deux belles pièces de l’un des chausseurs les plus populaire : les « Ron Ron » nudes vernies et les « Decolleté » en cuir noir mat toutes les deux en talons de dix centimètres. Deux paires que je compte bien porter régulièrement et avec le plus de tenues possibles ! 

Quelques astuces à savoir avant de vous lancer vous aussi dans l’aventure Louboutin ? 

- Quand venir et dans quelle boutique ? Dans l’idéal je vous recommande de vous pointer en semaine afin d’éviter la foule du weekend et de préférence dans la matinée. La vendeuse m’a par ailleurs confié que la plupart des gens venaient en deuxième partie de journée étant ainsi contraints de faire la queue à l’entrée du magasin. Les boutiques ne pouvant pas accueillir beaucoup de monde ceci crée souvent de l’insatisfaction à cause de l’attente et / ou de l’indisponibilité des modèles. 

- Les vendeurs sont-ils hautains et inaccessibles ? C’était l’une de mes principales craintes et je n’ai pas du tout eu affaire à ce type de profil. Je me suis rendue rue de Grenelle où les vendeurs et vendeuses étaient adorables, souriants, accueillants et de bon conseil. Evidemment je ne peux pas parler pour les vendeurs des autres enseignes mais je pense que quand les vendeurs ont le temps de pouvoir s’occuper de vous l’expérience ne peut que bien se passer c’est pourquoi je vous recommande de venir le matin. 


- Comment entretenir mes chaussures ? Je recommande de faire poser un patin sous vos chaussures, les semelles étant fines il serait dommage à force de les porter de les trouer. Après une dizaine d’utilisation, vous pouvez vous rendre chez votre cordonnier. Pour ce qui est de l’entretien du cuir, appliquez le même traitement qu’au reste de vos chaussures.  

- La semelle rouge va-t-elle s’user ? Oui. S’agissant de laque déposée sur la semelle elle va forcément se griffer et disparaître. Mais pas de panique ceci n’arrive que sous le patin de la chaussure et donc la partie non visible (celle toujours colée au sol), pas de risque de voir le reste de la semelle se ternir. Ou bien vous avez une façon très louche de porter vos escarpins. 

- Comment les paires sont-elles taillées ? Vais-je chausser plus petit ? Personnellement je recommande d’essayer au moins votre première paire en boutique pour vous faire un avis. Pour certaines il a fallu porter plus petit, d’autres plus grand, moi je n’ai pas eu à « changer » de taille. Cependant les vendeurs vous font d’abord essayer les chaussures avec des mi-bas (pas franchement glamours) pour que votre pied glisse bien dans le soulier puis sans afin de vérifier que votre pied est bien adapté. 


J’espère avoir pu retranscrire ma visite chez Christian Louboutin le mieux possible et vous avoir fait vivre mon expérience avec moi. Si ce n’est pour un achat, je recommande aux curieuses de se rendre dans l’une des boutiques pour la décoration, l’étalage de souliers de princesse, de couleurs chatoyantes et de semelles rouges hypnotisantes. J’en garde donc un très bon souvenir (encore bien frais) (comme mon rhume) et pense déjà à l’achat d’une nouvelle paire, vous savez, ces fameux escarpins en velours bleu… C’est beau de rêver !